3 régimes dépuratifs et faibles en gras

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Ces régimes dépuratifs vous aideront à améliorer la digestion et à réduire l’inflammation. Il est important de suivre ces régimes uniquement pendant le temps recommandé afin de ne pas subir d’effets indésirables.
Les régimes dépuratifs sont devenus les meilleurs alliés pour « redémarrer » ou stimuler les fonctions des organes les plus importants de notre corps. Ce sont des régimes faibles en gras qui, grâce au mélange de différents ingrédients, favorisent la purification de l’organisme.

De plus en plus de personnes s’intéressent aux régimes dépuratifs, surtout après avoir fait de nombreux excès alimentaires. Ils permettent également de réduire le gonflement abdominal, les gaz et les lourdeurs d’estomac.

Bien que les menus proposés ne doivent pas être suivis trop longtemps, leur consommation permet de favoriser l’élimination des toxines. Par ailleurs, ils permettent aussi de réduire la constipation et d’améliorer les fonctions du métabolisme pour perdre du poids plus facilement.

Oserez-vous commencer un régime dépuratif ? Aujourd’hui, nous allons partager avec vous dans cet article 3 types de régimes dépuratifs. Vous pourrez les essayer pour perdre du poids plus facilement et améliorer votre santé.
Que devriez-vous savoir avant de commencer un régime dépuratif ?

Les régimes dépuratifs proposent un programme alimentaire qui a plusieurs objectifs. Tout d’abord, ils cherchent à purger et nettoyer les organes excréteurs du corps (foie, reins et côlon) afin d’optimiser leurs fonctions quand il y a trop de toxines.

Tout d’abord, ils se composent d’aliments légers et faciles à digérer. Par ailleurs, ils sont idéaux pour réguler le processus de digestion et réduire l’inflammation. Entre autres choses, ils augmentent la résistance du corps contre les maladies et produisent un sentiment de bien-être.

Ces régimes dépuratifs ne sont pas conçus pour être suivis de manière constante, car ils peuvent être un peu restrictifs. L’idéal est de les suivre pendant un maximum de 7 jours, et seulement trois ou quatre fois par an.

Aliments interdits dans les régimes dépuratifs

Beaucoup de plats ou d’aliments possèdent des caractéristiques qui ne conviennent pas aux régimes dépuratifs. Bien que tous ne se considèrent pas comme étant des aliments «nocifs», certains ont des propriétés qui peuvent entraver le processus de purification.

Voici les principaux aliments qui ne doivent pas faire parti des régimes dépuratifs :

Charcuteries
Viande rouge
Aliments transformés ou préfabriqués
Produits en conserve
Produits de boulangerie industrielle ou viennoiserie
Beignets ou produits gras
Huiles saturées et beurres
Repas rapides
Boissons sans alcool et alcoolisées
Café et chocolat

Découvrez maintenant 3 régimes dépuratifs et faibles en gras que vous devriez essayer.
3 régimes dépuratifs et faibles en gras

L’intérêt pour les régimes alimentaires dépuratifs a tellement augmenté au cours des dernières années que de nombreux régimes se basent sur leurs caractéristiques. Il est aussi courant de trouver de nombreuses alternatives, qui peuvent s’adapter à certains besoins spécifiques.

Nous vous proposons aujourd’hui 3 modèles de régimes dépuratifs faibles en gras qui, en plus de nettoyer le corps, aident à « brûler les calories » pour faciliter la perte de poids. Bien sûr, une fois terminé, après un maximum de sept jours, vous devrez recommencer à suivre une alimentation équilibrée.
Régime dépuratif à l’artichaut
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Parmi les régimes dépuratifs, celui de l’artichaut se distingue comme étant l’un des plus efficaces. Il améliore la digestion, favorise l’élimination des liquides et aide à réduire les kilos en peu de temps.

Petit-déjeuner : une tasse d’infusion d’artichaut avec du citron, une salade de fruits et deux tranches de pain complet.
En milieu de matinée : un verre de lait végétal ou du jus d’orange fraîchement pressé.
Déjeuner : une assiette de riz brun avec des artichauts ou une salade d’artichauts à la tomate et au céleri.
Après-midi : une assiette de fruits hachés et deux capsules d’artichaut (que vous trouverez en pharmacie ou chez des herboristes).
Dîner : des artichauts grillés accompagnés d’une portion de blanc de poulet.

Remarque : vous ne devez pas suivre ce régime pendant plus de trois jours. Vous pouvez le commencer pour perdre du poids avant d’adopter un régime plus équilibré.

Régime dépuratif à l’avoine

L’avoine est l’une des céréales les plus complètes du point de vue nutritionnel. Elle a toujours fait parti des régimes dépuratifs, puisque sa teneur en fibres et en antioxydants sont la clé pour faciliter l’élimination des déchets retenus dans le corps.

Petit déjeuner : trois cuillerées d’avoine avec du lait et quatre fraises.
En milieu de matinée : un fruit ou un bol de bouillon de légumes.
Déjeuner : trois cuillères à soupe d’avoine avec de l’eau ou du lait, une salade mixte et une portion de poitrine de poulet rôtie.
Après-midi : un jus de fruit ou une infusion.
Dîner : trois cuillères à soupe d’avoine avec de l’eau ou du lait et une salade avec des asperges, de l’huile d’olive et une pincée de sel.

Remarque : le temps indiqué pour faire ce régime dépuratif à l’avoine est de cinq jours au maximum. Après, vous pouvez varier les aliments de chaque repas principal avec des alternatives similaires, en maintenant la consommation d’avoine.
Régime dépuratif à la tomate
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Grâce à ses propriétés nutritionnelles, la tomate est l’un des ingrédients les plus purifiants de notre alimentation. Dans ce cas, la tomate est le protagoniste de l’un des régimes dépuratifs les plus connus à travers le monde.

À jeun : un verre de jus de tomate frais.
Petit déjeuner : deux tomates bouillies assaisonnées d’origan, d’huile d’olive et de sel.
En milieu de matinée : un verre de jus de tomate frais.
Déjeuner : une assiette de salade de tomates avec des germes de soja et des poivrons ou des piments. Vous pouvez aussi l’accompagner d’une portion de poitrine de poulet rôtie ou de saumon.
Après-midi : un verre de jus de tomate frais.
Dîner : une salade de tomates avec des artichauts et des poivrons rouges et une portion de poisson.
Avant d’aller au lit : terminez la journée avec un verre de jus de tomate.

Remarque : ce régime doit seulement se faire pendant trois jours. En cas d’anxiété, vous pouvez ajouter des ingrédients faibles en gras et en calories, comme les fruits ou les céréales complètes.

Avez-vous l’impression que votre digestion est lente ? Avez-vous remarqué que votre abdomen est plus gonflé que d’habitude ? Si vous vous identifiez avec ces symptômes, il est peut-être temps de choisir l’un de ces trois régimes purifiants. Suivez les recommandations et profitez de tous les bienfaits de ces régimes dépuratifs.

Suivre un régime dépuratif permet de conserver un corps sain. Une fois qu’il est terminé, il est important de continuer avec une alimentation équilibrée pour ne pas perdre les bienfaits obtenus. Dans cet article, nous vous expliquons comment faire pour en profiter au maximum !

source:https://amelioretasante.com/3-regimes-depuratifs-et-faibles-en-gras/

Manger plus tard le matin et plus tôt le soir permet de perdre plus de graisse

Une étude américaine a montré qu’il était préférable de rapprocher ses repas pour perdre de la graisse.

Il est désormais possible de perdre de la graisse sans pour autant avoir à changer de régime. Une étude parue dans le Journal of Nutritional Science a révélé qu’il valait mieux manger son petit déjeuner 90 minutes plus tard qu’a l’accoutumée et avancer son dîner de 90 minutes, afin de perdre plus de masse graisseuse.

Durant 10 semaines, les chercheurs ont analysé les données de deux groupes différents. Le premier avait des horaires de repas classiques, tandis que le second mangeait en décalé. Après analyse de ses résultats, il s’est avéré que les personnes du second groupe avaient perdu plus de graisse.

Mangez, bougez

Cependant, les chercheurs n’ont pas trouvé de vraie raison pour expliquer ce phénomène. Les seules conclusions actuelles qui ont été données viennent du fait que les repas étant plus resserrés les uns avec les autres, le grignotage était moins présent. Il en est de même pour la consommation d’alcool.

De plus que la graisse perdue en moyenne n’était pas significative d’un très grand changement. Changer vos horaires de repas ne va pas vous faire perdre toute votre graisse miraculeusement. Il faut aussi pratiquer une activité physique régulière et faire attention à votre régime.

Comment se detoxifier le corps grâce au jus et au bouillon

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Il est très important pour l’être humain de purifier et de détoxifier son organisme au moins une fois par an, et ceci afin d’éliminer les toxines, d’améliorer le fonctionnement des organes, de prévenir le vieillissement et les différentes maladies chroniques, et enfin assurer un équilibre de poids et une meilleure qualité de vie.

Dans l’article d’aujourd’hui, on va vous expliquer comment faire une dépuration simple et naturelle pour notre corps en l’espace d’une semaine, en se basant sur des jus de fruits et des bouillons de légumes.
Préparation d’un régime dépuratif

Avant de commencer ce régime, on doit s’assurer de notre aptitude à s’adapter aux fruits et légumes de la saison en question. On va certainement opter pour des bouillons de légumes dans la période d’hiver ou pour des jus de fruits durant la saison estivale. Les deux options sont d’ailleurs dépuratives et minéralisantes, et on pourrait même les combiner si on le peut.

L’idéal serait aussi de préparer ces jus nous même, si ce n’est pas le cas, on pourrait opter pour des milkshakes naturels organiques que l’ont pourrait trouver chez les magasins de diététiques ou les boutiques spécialisés. On doit quant même s’assurer que ces produits ne puissent pas contenir de sucres ou d’autres substances qui pourraient interférer avec notre régime.

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C’est quoi une crise curative?

Avant de commencer le programme de détoxification, on doit savoir ce que veut dire une crise curative. Le fait que notre organisme soit saturé de toxines (comme cela arrive aux gens qui connaissent une mauvaise alimentation, des mauvaises habitudes… ect), nécessite une détoxification urgente afin d’éliminer les toxines souvent à l’origine de maux de tête, de mucosité, de diarrhée, et même de maladies qui peuvent s’aggraver avec le temps. C’est pour cela qu’un régime pareil nécessiterait l’avis d’un médecin ou d’un spécialiste, surtout si vous prenez des médicaments.
Le premier et le dernier jour

Il est plus qu’indispensable d’avoir une alimentation bien saine et équilibré, ceci veut dire qu’il faudrait éviter certains aliments qui peuvent entacher le déroulement de votre régime

Viande rouge
Frites
Sucreries
Pain, pâtisseries, gâteaux, et autres.

On revanche, on doit consommer exclusivement

Des salades avec des fruits secs
Des soupes, gaspachos ou bouillons de légumes
Des légumes qui permettent une digestion facile: lentilles ou petits pois
Pommes, poires, Ananas, papaye ou avocats
Riz intégral ou millet

Soupe – samuel-gardiner
Une cure dépurative

La cure dépurative à base de jus et de bouillons doit être réalisée entre le 2eme et le 6eme jour, c’est-à-dire 5 jours pour être précis. Ce régime se fait de la manière suivante :

Il n’est pas indispensable d’utiliser tous les ingrédients, ceci dépend surtout de la terre et de la saison :

A jeune: deux verres d’eau chaude avec le jus d’un demi citron et une cuillère de graines de lin.
Petit déjeuner: jus de pomme, poire, carottes, ananas, gingembre, et 3 prunes.
Déjeuner: jus de choux, betterave, pommes et carottes, du riz intégral cuisiné avec une algue kombu.
Fin d’après midi: jus de choux, betteraves, pommes et carottes. Une pomme grillé à la cannèle et une pincée de fruits secs.
Diner: bouillon de choux, carottes, oignons, ail, poireaux, courgettes, et chou-fleur. On peut leur rajouter quelques algues écologiques, un peu de sel marin, du poivron de Cayenne, une cuillère de graines de lin, le bouillon d’un œuf dur ou bien des lentilles.

Jus de pomme de terre -Breville-USA
Quelques conseils

Cette opération de dépuration ne doit pas être synonyme d’efforts intenses et de sacrifice, c’est pour cela que l’on doit bien choisir ses aliments , ne pas se priver de tout , bien mastiquer, et manger correctement.
On pourrait également prendre des infusions de pissenlit au fil de la journée, du chardon marin et Prêle des champs sucrés avec un peu de miel d’abeille, du sucre de canne ou de stévia.
Il est indispensable d’aller aux toilettes que la dépuration soit complète, au cas où on n’est pas à l’aise avec les graines de lin, alors on pourrait opter pour un lavement à l’eau tiède.
On doit éviter de faire beaucoup d’efforts ou de se mettre dans des situations de stress durant la dépuration. Il faudrait choisir une semaine ou on peut être tranquille et réaliser des exercices légers comme des étirements, de la respiration, marcher dans un parc…etc.

Photographies publiés avec l’aimable autorisation de Will Merydith, samuel gardiner, Breville USA et heppjus-aux-pommes-et-carottes-Will-Merydith
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Santé : 20 Aliments qui vous Tuent à Petit Feu — Babilown-Ariwo !

La sauce tomate en conserve est une tueuse sournoise. C’est une source cachée de sucre et vous ne penserez jamais qu’elle pourrait entraîner un risque accru d’obésité, de diabète, de maladies cardiaques et même de carie dentaire. Pour éviter ces problèmes, utilisez des tomates fraîches pour préparer la sauce vous-même ou utilisez des tomates en […]

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Source :https://wordpress.com/read/blogs/50847492/posts/63461

10 conseils pour manger moins de sucre — Coquelicot & Basilic

Vous l’avez peut-être vu sur Instagram, je sors d’un week-end riche en excès. Je suis partie en week-end avec mes super copines Justine et Morgane et je dois avouer qu’on a un peu abusé des bonnes choses. Restaurants, goûters, sucre, gras, sel… Bref, c’était les « vacances ». Mais ce matin, on reprend les bonnes habitudes et […]

via 10 conseils pour manger moins de sucre — Coquelicot & Basilic

Cordons bleus, yaourts light, barres chocolatées: Pourquoi les aliments ultra-transformés sont-ils si mauvais pour la santé?

ALIMENTATION Bourrés d’additifs chimiques et éloignés de l’aliment de base qui les compose, les aliments ultra-transformés doivent être consommés avec modération sous peine d’impacter notre santé…

Attention à ne pas manger trop gras, trop sucré ni trop salé. Depuis plusieurs années, ces recommandations sanitaires nées du PNNS, qu’on les respecte ou non, tout le monde les connaît. Mais si le vrai danger pour la santé était de manger trop « transformé » ? Dans Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons vrai* (éd. Thierry Souccar) qui sort jeudi, le Dr Anthony Fardet, chargé de recherche en alimentation préventive et holistique, explique les dangers à long terme d’une alimentation trop riche en produits ultra-transformés. En France, un individu consomme en moyenne 125 kg par an, loin derrière les Américains, champions toutes catégories de la malbouffe, qui dans le même temps en consomment individuellement 307 kg ! Mais les sodas light, barres chocolatées, plats industriels et autre nuggets et cordons-bleus ne sont pas sans impact sur la santé.

« Des aliments créés de toutes pièces par l’homme »

Aliments transformés, ultra-transformés : kézako et quelle est la différence ? « Le poisson frais est un produit naturel, les sardines à l’huile en boîte sont un produit transformé et les nuggets de poisson constituent un aliment ultra-transformé (AUT), détaille Anthony Fardet. Le riz complet est un produit semi-brut, mais les galettes de riz sont quant à elles ultra-transformées ». Un AUT, « c’est un aliment dont on ne peut même pas reconnaître l’origine naturelle tellement sa matrice est modifiée. Vous aurez beau chercher, vous ne tomberez jamais sur un élevage ou un champ de barres chocolatées ! Ce sont des aliments créés de toutes pièces par l’homme ». Et pour le chercheur, « le problème n’est pas tant de manger trop gras, trop sucré ou salé : ce qui compte c’est non pas les nutriments contenus dans les aliments mais leur degré de transformation et le nombre d’additifs chimiques qu’ils contiennent ». Une dizaine rien que dans un cordon-bleu, préparation si prisée des enfants « faite à base de viande reconstituée ».

Et si les AUT sont si problématiques, c’est parce que « ce sont des aliments très caloriques, ayant un index glycémique élevé, c’est-à-dire qu’il provoque un pic de glycémie dans le sang et ce sucre est ensuite stocké par le corps sous forme de graisse, énumère Anthony Fardet. Et ils sont pauvres en nutriments – minéraux, vitamines, fibres, phytonutriments ». Pour ne rien arranger, « ils sont souvent consommés dans des environnements « obésogéniques », seul devant un écran ou encore en marchant. Les hormones de la satiété sont donc moins stimulées donc on mange plus », résume le chercheur.

Un impact néfaste sur la santé

Mais les AUT se valent-ils tous ? Sont-ils tous aussi mauvais les uns que les autres ? « Non, d’où mon souhait de mettre en place une classification des aliments en fonction de leur degré de transformation, insiste Anthony Fardet. L’astuce des industriels est de faire croire qu’ils reformulent leurs produits pour les rendre plus sains et naturels, moins gras, salés et sucrés. Mais au final, cela reste des aliments ultra-transformés riches en additifs ». Or les additifs « ne sont pas sans conséquences sur la santé, renchérit Angélique Houlbert, nutritionniste et coauteure du livre Le bon choix au supermarché. Prenez les édulcorants de synthèse comme l’aspartame, ils perturbent le goût et la satiété. Les produits light et leurs « calories vides » n’ont aucun intérêt sur le plan nutritionnel, ils ne calent pas et donnent encore plus faim à ceux qui les consomment, et qui vont donc manger plus ».

Et parmi les additifs que l’on retrouve fréquemment dans les AUT, il y a aussi « les arômes artificiels, qui standardisent le goût et qui donnent aux aliments un goût de reviens-y : plus on en mange et plus on a envie d’en manger. Et les amidons modifiés et sirop de glucose-fructose que l’on retrouve dans bon nombre d’AUT, qui se digèrent beaucoup plus vite que le sucre naturel, ce qui, là encore, conduit les consommateurs à manger plus ».

Autant de caractéristiques qui ont des conséquences en termes de santé. « La surconsommation de ces produits favorise le développement de pathologies chroniques, des cas d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires et de certains cancers digestifs, avertit le Dr Fardet. Les populations les plus malades aujourd’hui sont celles qui consomment le plus d’aliments ultra-transformés. On observe ce phénomène dans les pays occidentaux mais aussi dans les pays émergents, au Brésil, en Chine ou encore au Mexique, où la consommation de ces produits a explosé ces dernières années, jusqu’à représenter 65 % de l’alimentation ». Or ces maladies chroniques sont la première cause de mortalité et « expliquent la baisse de l’espérance de vie en bonne santé », déplore le chercheur. D’où l’importance de ne pas faire de ces aliments la base de notre alimentation.

Des conseils simples pour manger sainement

On l’aura compris, mieux vaut manger plus sainement pour être en meilleure santé. Mais est-ce facile et sans impact sur le porte-monnaie ? « Ce n’est pas évident de changer ses habitudes alimentaires, admet le Dr Fardet, mais ce n’est ni compliqué, ni cher. Et on peut bien manger en faisant ses courses au supermarché ». Pour le chercheur, « pas question de culpabiliser ceux qui consomment des AUT, on en consomme tous. Toutefois, quitte à en manger, les consommateurs doivent privilégier ceux qui ont la liste d’ingrédients la plus courte et contiennent le moins d’additifs », conseille-t-il. Idéalement, les AUT ne doivent « pas dépasser une calorie ingérée sur 6, soit 15 % de l’alimentation et pas plus de deux portions par jour ». Pour le Dr Fardet, « il faut s’en tenir à des situations de niche, très occasionnelles, comme un repas festif, une soirée foot, ou une envie de bonbons de temps en temps ».

Au quotidien, il faut privilégier les aliments bruts et peu transformés. « Changer son alimentation doit se faire par étape, préconise Angélique Houlbert, sinon ce n’est pas tenable. Par exemple en faisant une version maison des AUT qu’on a l’habitude de consommer. C’est facile de faire soi-même ses carottes râpées par exemple, et là au moins on maîtrise l’assaisonnement et il n’y a pas d’additifs ». Le Dr Anthony Fardet appelle aussi les consommateurs à se mobiliser pour que les AUT soient moins de meilleure qualité. « Le pouvoir est entre leurs mains, s’ils changent leurs habitudes alimentaires, cela fait pression sur les industriels, qui n’ont d’autres choix que de revoir leur copie et modifier leurs recettes pour qu’elles soient réellement plus saines ».

Le chercheur, qui, prône « une approche holistique, saine, éthique et durable de l’alimentation », plaide aussi pour une alimentation bio, locale, de saison et « flexitarienne, c’est la voie du futur. Pour vivre en bonne santé plus longtemps tout en protégeant l’environnement, il faudrait que l’alimentation soit composée à 85 % de produits peu ou pas transformés et ne pas dépasser plus de 15 % de calories d’origine animale (viande, œufs, poissons et laitages), dont il faut avoir une consommation raisonnée et occasionnelle ».

* Mangeons vrai, Halte aux aliments ultra-transformés !* d’Anthony Fardet, Editions Thierry Souccar, en librairies le 15 juin.

Manger plus lentement permettrait de perdre du poids, selon une étude

ETUDE Le surpoids est plus fréquent chez les personnes disant manger à une « vitesse normale » et « vite »…

Mieux vaut prendre le temps de savourer que de s’alimenter sur le pouce. Ceux qui ralentissent le rythme auquel ils mangent ont tendance à perdre du poids, selon une étude japonaise publiée ce mardi par la revue BMJ Open.

« Des changements dans la vitesse à laquelle nous mangeons peuvent entraîner des changements dans l’obésité, l’IMC [indice de masse corporelle] et le tour de taille », ont résumé les chercheurs de l’Université de Kyushu.

Des tests sur des diabétiques

Les recherches ont porté sur près de 60.000 personnes diabétiques de type 2, entre 2008 et 2013. Cette maladie résulte bien souvent d’un problème de surpoids. Les personnes disant manger « lentement » (7 % d’entre elles) avaient dès le départ un tour de taille moins élevé en moyenne. Seulement 21,5 % étaient en surpoids (un IMC supérieur à 25).

Chez les personnes disant manger à une vitesse « normale » (56 %) et « vite » (37 % d’entre elles), le surpoids était plus fréquent, avec respectivement 36,5 % et 44,4 %. Et elles avaient un IMC plus élevé. Ceux qui ralentissaient avaient, eux, tendance à perdre du poids.

 

Savoir quand on est rassasié

« C’est une étude intéressante, [qui] confirme ce que nous pensons déjà, à savoir que manger lentement est à l’origine d’un gain de poids moindre que manger vite », a commenté Simon Cork, du Collège impérial de Londres. D’après lui, « c’est probablement dû aux signaux lancés par le système digestif qui communiquent au cerveau qu’on est rassasié à temps pour limiter la quantité ingérée ».

Katarina Kos, spécialiste de l’obésité à l’université de médecine d’Exeter, a estimé qu’il serait intéressant de mener l’étude sur une population plus large et non-diabétique, pour vérifier si la perte de poids constatée n’était pas attribuable au traitement contre cette maladie.

Toujours est-il que « des interventions visant à réduire la vitesse des repas peuvent être efficaces pour prévenir l’obésité », d’après les chercheurs japonais. Reste maintenant à savoir comment inculquer efficacement l’habitude de manger lentement.

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